I. Alimentation & Restauration – Evolution, Futur

04/04/2012

Evolution de l’alimentation en Suisse

 

 

Au cours de ces vingt dernières années quelques changements ont eu lieu dans notre alimentation. Tout d’abord, on peut citer le Bio apparu en 1981 qui prend de plus en plus de place dans les étales. Les grandes enseignes ne s’en privent pas comme c’est le cas de Coop avec « Naturaplan », Migros avec « Migros Bio » et « Bio Natur Plus » pour Manor. Le label le plus connu reste celui de Bourgeon qui est reconnu être le plus strict en Europe. À savoir qu’en Suisse, en 2006, environ 11 % des exploitations agricoles sont certifiées « bio »1 et qu’ils en sont les plus gros consommateurs mondiaux en 2005. Une étude Suisse a prouvé, en montrant que sur 20 ans un sol non exploité par l’agriculture intensive avec des engrais chimiques est de 40% plus fertile. Prônant ainsi cette alimentation, on peut déduire un changement de la politique agricole qui tend plus vers la qualité que la productivité d’où l’apparition après le bio des AOC, appellation d’origine contrôlée, qui garantît des produits de qualité et issus d’agriculture locale.

Après le Bio, il y a bien entendu les fameux OGM qui sont apparus vers 1997 et qui représentent 60 millions d’hectares cultivés dans le monde. En Suisse, des réglementations strictes sont en vigueur et de toute façon, selon une évaluation de British Science Review, les OGM ne représenteraient aucun danger. Ensuite, si l’on se réfère aux chiffres d’Agristas, on peut constater un recul de la consommation de viande, ce qui est peut-être due aux préventions nutritionnelles ou par les polémiques sur les épidémies transmissibles entre les animaux et les humains. Il faut préciser que bon nombre de crises ont eu lieu ces dernières années : la vache folle en 1996, le poulet à la dioxine en 1999, la fièvre aphteuse en 2001, la grippe aviaire en 2003 et la grippe A en 2009. Bref, les médias ont en fait une telle influence que désormais, les consommateurs sont méfiants.

Concernant l’approvisionnement de la Suisse, le taux a reculé de 5%, ce qui fait que nous dépendons pour notre approvisionnement de 59% de l’étranger. Sinon, nous pouvons remarquer l’apparition de magasins comme Aldi sur le marché suisse qui cassent les prix en raison de la part importante qu’occupe l’alimentation pour les ménages. Dernièrement, il y aussi eu les alicaments qui sont survenus. Il s’agit d’aliments qui assurent au consommateur des bienfaits pour la santé. Enfin, il reste le prêt-à-manger qui connaît un bel essor. Il s’agit là, de produits qui mettent en avant la praticité afin que le consommateur puisse économiser du temps et des efforts dans une société qui nous y « oblige ».

Finalement, on se rend compte qu’en Suisse, notre alimentation comme dans les autres pays industrialisés, la pénurie n’est plus une inquiétude. Désormais, on craint les produits sur leur toxicité, on est plus méfiant des produits globalement. En plus, l’offre est toujours plus diversifiée et plus abondante, ce qui rend le choix de plus en plus difficile pour les consommateurs. Ceux-ci cherchent avant tout des produits bons pour la santé, naturels, pratiques, à bas prix et locaux.

 

 

 

Quel sera notre futur alimentaire?

 

Les enjeux sont considérable face à l’alimentation du futur puisqu’il s’agira de nourrir une population tout sauf en baisse. En effet, d’ici 2050, s’est près de 9,1 milliards d’hommes qu’il faudra nourrir tout en sachant que déjà 1 milliard souffre de malnutrition et ce, particulièrement en Afrique comme on peut le constater sur le graphique si-dessous. Si le problème de l’alimentation a pu suisciter de l’attention dernièrement, c’est notemment suite à la crise alimentaire mondiale de 2007-2008 où une augmentation significative des coûts alimentaires a eu lieu. Les prix du blé et du maïs ont triplé et celui du riz a quintuplé et tout cela, entre 2005 et 2008 seulement. Dans pas moins de vingt-deux pays notemmet l’Egypte, Haïti, le Bangladesh ou encore le Burkina Faso des émeutes ont eu lieu. Parmis les causes de cette crise, on peut citer le fait qu’une partie de la production alimentaire a été réorientée dans les biocarburants due à la hausse des prix du pétrole (« selon le FMI, c’est entre 20% et 50% de la production mondiale de maïs ou de colza qui ont été détournés de leur usage initial»2).

Pour répondre à sa croissance démographique, notre société actuelle a recours à l’agriculture intensive mais elle n’est pas sans conséquences et à ses limites. En effet, elle cause d’importants dégâts tels que la menace des pesticides dans la biodiversité et aussi sur notre propre santé, et elle a ses limites puisque cette agriculture diminue fortement la fertilité des terres agricoles. C’est pourquoi on est tenté de penser que dans l’avenir, on passera de l’agriculture intensive à une agriculture plus durable. C’est d’ailleurs ce que soutient l’ONU qui se prononce en faveur de l’agro-écologie en s’appuyant sur différentes études dont celle faite au Royaume-Unis. Il montre que 57 pays ont vu leurs récoltes augmenter en moyenne de 80% entre 3 et 10 ans. Il s’agirait dans un premier temps de développer cette agriculture dans les pays et régions sous développés où les famines et la malnutrition sévissent étant donné que c’est essentiellement dans ces pays que vivront les 2 millairds d’humains en plus. On comprend alors qu’il y aura à moyens et longs termes une meilleure efficacité de l’agro-écologie que de l’agriculutre intensive que l’on connaît, c’est pourquoi le rapporteur de l’ONU soutient cette transition mondiale qui, selon lui, serait « la solution ».

De nombreuses industries agro-alimentaires se sont intéressées dans le domaine de la nanotechnologie, c’est notamment le cas des géants de l’alimentaire comme Nestlé et Kraft. En effet, ces derniers n’ont pas hésité à investir dans la recherche de la nanotechnologie afin d’obtenir de meilleurs produits sur le plan gustatif et sécuritaire. Selon, eux, il sera possible de mettre au point des aliments intelligents capables par exemple de déterminer si la personne sera allergique au produit et bloquera ainsi son utilisation. Il sera possible d’obtenir des aliments sans matières grasses mais en laissant les goûts intacts. Il sera en fait question de personnaliser les aliments selon les goûts du consommateur, selon son état de santé, ses allergies, etc. Bien que ces nouveautés soient très innovantes au profit d’une nette amélioration de la qualité de vie auprès des consommateures, elle engendre certaines méfiances concernant la santé et l’environnement, surtout que certains produits sont déjà sur le marché. C’est pourquoi, le FAO et l’OMS ont réeunis des experts en vue des connaissances limitées de ces nouvelles technologies. Selon le rapport, il ressort que d’ici ces prochaines années, les nanotechnologies prendront de l’ampleur mais les risques sont pour l’instant trop difficiles à évaluer.

Dans l’ensemble, on peut projeter d’importantes difficultés à combler les futurs besoins alimentaires nécessaires à une population grandissante créant peut-être de nouvelles tensions entre les pays. Mais si l’on est plus optimiste, on peut espérer « une mutation de l’agriculture vers des pratiques plus durables et plus écologiques qui favoriseraient neuf cents millions de petits agriculteurs, et pas seulement les agro-industries. »3, car l’agriculture intensive nuit gravement à l’environnement et à la santé de l’homme et n’est véritablement pas la solution à long terme de ce défit planétaire qui dépend par ailleurs de décisions politiques et économiques. La Suisse, comme nous l’avons déjà évoqué, consacre déjà une bonne partie de ses terres en agriculture biologique, elle représente donc, en quelque sorte, un exemple à suivre.

Il s’agira, en fait, de lutter contre une agriculture productiviste sera capable pour une fois de laisser de côté l’aspect économique pour plus ce concentrer sur l’aspect écologique. Surtout que les contradictions d’aujourd’hui ne sont pas bien encouragantes quand on sait que « les inégalités en matière de répartition expliquent qu’un septième de l’humanité souffre de la faim et qu’un autre septième a trop de nourriture à sa disposition. »4 et qu’on préfère laisser des terres pour les biocarburants alors qu’il en manque pour nourrir la population. Mais grâce aux nouvelles technologies ont peut envisager un très bon avenir pour l’alimentation car les nonotechnologies réservent d’importantes améliorations à condition qu’il y ait quand même un effort du côté des industriels (comme pour les OGM, on commercialise d’abord et on fera les études après, l’intérêt des industriels passe avant la protection des citoyens et de l’environnement).5

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/11/11/malbouffe-mcdo-vu-du-ciel-cartographie-dun-empire/

http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4

http://www.amisdelaterre.org/Apres-les-OGM-les-nanotechnologies.html

http://www.eufic.org/article/fr/artid/nanotechnologie

http://www.cudrefin02.ch/schwerpunktthemen/downloads/EvolutionAlimentation.pdf

http://mkg.unige.ch/Travaux%20PDF/Kontos_memoire-DEA.pdf

http://www.cudrefin02.ch/schwerpunktthemen/downloads/EvolutionAlimentation.pdf

http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-onu-agro-ecologie-rapporteur-alimentation-12110.php4

http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2011/04/09/mission-impossible-2-defi-alimentaire-mondial-promesses-lagro-ecologie

1 http://fr.wikipedia.org/wiki/Agriculture_biologique

 

2 http://globe.blogs.nouvelobs.com/tiers_monde/

 

3 magazine géo, mars 2011, n° 373 (p.26)

 

4 courrier international. le 9 mars 2011, http://www.courrierinternational.com/article/2011/03/09/que-mangera-t-on-en-2050

 

5 http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1600_nanotechnologies_invasion.php

Comments :

  1. renaudchristin dit :

    La police est un peu petite, c’est difficile à lire.
    Qu’en est-il du futur pour Genève ?
    Relisez vos articles, il y a plein de fautes !

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