F. Vie Nocturne – Les interviews

22/03/2012

Nous avons fait une interview avec Mr Michael Staudinger qui est le patron d’IDBS-sécurité.

 

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Nous avons fait une interview avec Nathanaël le fils du patron du chat noir.

 

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Nous avons questionné Jonathan le patron du MOA par e-mail. (Ces réponses ne doivent être en aucun cas rattachées à l’entité du MOA)

 

1. Pour vous que signifie faire la fête ?

Rencontrer des gens avec qui ont échanges nos humeurs du moment.

 

2. Si vous devriez choisir quelques lieux de destinations dans le monde pour faire la fête, où iriez-vous ?

            Tout dépend de ce que l’on recherche (simple rencontre, coutumes différentes, types de musique, clubbing, de l’ambiance lounge/décontraté, du hype, du class, du sélect, de l’underground, etc). Ibiza, Berlin, Londres sont les destinations les plus connus et les plus à la mode du moment compte tenu de la proximité de ces villes par rapport à Genève-

 

3. Quelle est la ville d’Europe la plus évoluée pour faire la fête selon vous ?

Tout dépend des critères de fêtes et du type de musique. Je ne peux pas répondre à cette question.

 

4. Quelle est la boite de nuit où les gens vont le plus à Genève ? y avez-vous travaillez ? En quoi elle est meilleure que les autres ?

            En terme de fréquentation : l’usine et Moa club. Moa club j’y travaille actuellement. La fréquentation n’est pas un critère de « supériorité » en comparaison à d’autre établissement. Celle-ci est l’expression d’une offre proposée qui correspond à une demande plus forte qu’une autre. Des établissement moins fréquenté ont leur propres qualités.

 

5. L’emplacement des boites de nuit/bars ont-ils une influence sur la fréquentation ?

            Oui. La proximité du lieu du cœur de la ville et du réseau des transports en commun aide largement à la fréquentation de l’établissement. Pour les bars, il est plus facile de faire « la tournée des bars » quand ceux-ci sont cote à cote que lorsque il faut prendre des transports pour se rendre de l’un à l’autre.

 

6. Le prix des consommations a-t-il augmenté ? Pensez vous que le prix est une influence sur la consommation des clients ?

            Le prix de nos entrées et boissons n’ont jamais augmenté depuis la création. Nous fonctionnons sans aucunes subventions et recevons nombreux artistes internationaux dont les cachets dépassent les 20 000 euros. Ceci explique nos prix de 18 CHf pour un long drink, 8 chf pour un soda et 10 CHf pour une bière (par exemple l’usine a des prix boisson trés bas car elle est subventionné par la ville de geneve). Non le prix n’a pas d’influence sur la consommation des clients dans la mesure où les gens se déplacent avant tout pour se rencontrer. A partir du moment où ils passent un bon moment, le prix n’importe peu.

 

7. Quelles sont vos critères d’entrée ?

Avoir une humeur correcte et festive. Excepté les survêtements sportif nous n’avons pas de critères vestimentaire.

 

8. L’économie a-t-elle une influence sur le monde de la nuit à Genève ?

Indirectement oui. Cependant crise ou pas crise les gens sont toujours sortis car cela répond à besoin de leur part. Néanmoins avec les compagnies low-cost (type easy jet) et le franc fort les gens ont vite fait de se payer un week end à l’étranger à moindre frais. Et cette perte de clientèle n’est pas compensée par les touristes venant à Genève car Genève est une destination chers pour les européens (toujours à cause du franc fort). Par ailleurs les quelques touristes qui se rendent sur Genève viennent pour tes voyages d’affaire et repartent le vendredi.

 

9. Que manque t-il pour épanouir les jeunes ainsi que les plus âgés ?

Chaque génération a ses lieux cultes, ses repères, ses modes de fonctionnement. Puis les envies changent comme les attentes avec l’âge. La mixité intergénérationnelle est un faux débats car « jeunes » et « moins jeunes » se sont pas attirés par les même lieux ;dès lors l’un et l’autre n’imagine pas la quantité de lieu qui sont proposé pour les uns et les autres.

 

10. Pensez-vous que la vie nocturne à Genève va se développer ?

Elle le pourrait si il y a une vraie vision pour le développement de la ville de Genève à travers son urbanisme, ses commerces, ses transports, sa culture. Et la nuit est un élément de la vie à Genève(comme toute ville d’ailleurs). Mais ceci relève des pouvoirs publiques qui doivent accompagner les acteurs de la vie nocturne et non les « brimés » systématiquement.

 

11. Pensez-vous qu’il faudrait améliorer les infrastructures pour devenir comme les grandes villes européennes ?

Genève est une ville conservatrice (trop) ce qui explique son retard sur les autres villes. Qui plus est, de nouveau elle manque d’ambition propre et de vision globale. (Genève vit sur son conservatisme pour la gestion des affaires de la cité et n’exprime son ambition qu’à travers l’accueil et le maintien des administrations et organisations internationales ). Pourtant si on doit faire des comparaisons, celles-ci doivent se faire sur des villes de même importance. On ne peut pas comparer Genève (420 000 habitants) avec des villes comme Paris, Londres, Berlin qui sont bien plus peuplées.

 

12. Avez-vous habitez ailleurs qu’à Genève ? Était-ce meilleur au niveau de la vie nocturne ?

De nouveau, la vie nocturne est un aspect de la vie d’une ville. La nuit est un bon miroir du jour. De fait le développement d’une ville a toujours un impact sur la façon de l’appréhender la journée et la nuit. Une ville dynamique (par sa politique de développement, de transport, de logement, de commerce) l’est autant le jour que la nuit. Ayant vécu à Bordeaux il y a maintenant 8 ans, cette ville qui en 10 ans s’est complétement métamorphosée par ex. Barcelone est aussi très attrayant car elle a su garder le dynamise qu’elle a eu avec l’organisation des j-o de 94 pour autre exemple. Ce qui fait que ses deux villes ont un pouvoir attractive considérable sur la population. La richesse de la vie nocturne s’en fait forcément ressentir.

 

13. Avez-vous vu l’évolution de la vie nocturne à Genève ?

Avec la disparition du site d’artamis, la vie nocturne à Genève s’est scindé en 2 partie : avec d’un côté le dernier bastion alternatif qui est l’usine (seul site à tenir le pavé maintenant pour ce type de clientèle qui pourtant est composée de bien d’autre sensibilité que celle du zoo ou kab) et de l’autre des boites « huppée » (plat, java, bypass). Entre les deux difficilement le moa fait le trait d’union. Paradoxalement alors que l’engouement pour la musique électronique a explosé dans les années 2000, de moins en moins de lieu se sont ouverts pour répondre à la multitude de musiques actuelles. Ce qui a eu pour effet de creuser encore plus le fossé entre la richesse d’une côté de la demande (gouts des clients) et de l’autre la pauvreté de l’offre (variété de lieu différent)

Comments :

  1. renaudchristin dit :

    Où sont les vidéo ?

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